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L’interdiction d’offenser les musulmans.
Le Prophète sws nous informa que le fait de
débarrasser le chemin d’une chose nuisible
fait partie des branches de la foi, mais
aussi une des causes pour entrer au Paradis,
et une variété de l’aumône et de la
bienfaisance.
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Par contre, déposer sur le chemin une
chose nuisible est considérée comme une des plus grandes
nuisances et désobéissances, mais aussi une des causes
de la malédiction et du délaissement. D’après Abû
horeïrah (qu’Allah swt l’agrée) a dit : le Messager
d’Allah sws a dit : « la
foi est compartimentée entre soixante et soixante-neuf
branches ou entre soixante dix et soixante dix-neuf
branches ; sa branche la plus élevée est ‘’ point de
divinité digne d’être adorée sauf Allah’’ (lâ
ilâha illa llahou) et sa plus
basse est le fait de débarrasser le chemin des choses
nuisibles ; et la pudeur est une branche de la foi »
(rapporté entre autres par Bukhâry et Moslem).
La chose nuisible est tout ce qui peut
être nocif au passant telle qu’une pierre, une épine,
des os, un morceau de cuivre, de fer ou de verre etc...
Aussi, débarrasser le chemin veut dire : soit éloigner
la chose ou la retirer.
D’après Abû Horeïrah (qu’Allah swt
l’agrée) a dit : le Prophète sws a dit : « on
m’exposa les bonnes et mauvaises œuvres de ma
communauté, c’est alors que je découvris parmi les
meilleurs de ses œuvres, le fait de débarrasser le
chemin des choses nuisibles, et je découvris parmi les
plus mauvaises de ses œuvres, la glaire non enterrée
dans la mosquée » (rapporté par Moslem).
Aussi, d’après Abû Horeïrah (qu’Allah swt
l’agrée) a dit : le Messager d’Allah sws a dit :
« L’homme détient sur chacune
de ses phalanges une aumône. Chaque jour où le soleil se
lève et tu y réconcilies deux personnes, une aumône
t’est attribuée. De même, si tu aide un homme à
enfourcher sa monture où à y placer sa marchandise, une
aumône t’est attribuée. La bonne parole est, aussi,
pour toi une aumône. De même, chaque pas que tu fais
pour te rendre à la prière est pour toi une aumône. Le
fait de débarrasser le chemin d’une chose nuisible est,
aussi, pour toi une aumône. » (Rapporté par
Bukhâry et Moslim).
Les phalanges sont les fins ossements et
les articulations qui se trouvent dans le corps humain.
L’explication du hadith est : l’assemblage de ces os et
leur perfection est un des plus grands bienfaits
qu’Allah swt attribua à Son serviteur. Donc, chaque os a
besoin que l’enfant d’Adam lui fasse une aumône
remerciant, par ce geste, Allah pour ces bienfaits.
Donc, parmi ces aumônes, on trouve le
fait de débarrasser les chemins des musulmans des choses
nuisibles. D’après Abû Horeïrah (qu’Allah swt l’agrée)
d’après le Prophète sws a dit : « alors
qu’un homme marchait sur un chemin, il trouva une
branche épineuse qu’il ramassa. Dès lors, Allah lui
rendit grâce et lui pardonna. » (Rapporté par
Bukhâry et Moslem). Dans une version d’après Moslem, il
sws dit : « j’ai
vu, avec toute certitude, un homme se prélasser au
Paradis pour avoir sectionner un arbre gênant les
musulmans qui se trouvait sur le chemin. »
De même qu’il nous est parvenu
l’exhortation de débarrasser les chemins des choses
nuisibles pour la sécurité des passants, il nous est,
aussi parvenu la dure punition de celui qui dépose des
choses nuisibles sur les chemins et qui obstrue sa
circulation.
Moslem rapporte dans son livre
authentique, d’après Abû Horeïrah (qu’Allah swt l’agrée)
qui dit : le Messager d’Allah sws a dit : « craignez
les deux malédictions : celui qui fait ses besoins sur
le chemin des gens ou celui qui le fait sous leurs abris
ombreux. » La signification du hadith est
qu’il est interdit de faire ses besoins sur les chemins
empruntés par les gens ou sous les ombres où ils
s’assoient. Celui qui fait cela mérite la malédiction et
une punition, car par cela, il offense les gens, les
souille ou les empêche de circuler sur le chemin, et les
empêche de s’asseoir sous les ombres, alors qu’ils en
ont besoin. C’est, donc à ce moment-là, qu’ils invoquent
la malédiction d’Allah contre lui.
Aujourd’hui, beaucoup de gens prennent à
la légère cette interdiction. Désormais, ils ne font pas
attention d’offenser les gens sur leurs passages, et
leurs abris où ils s’assoient et se reposent : ils
creusent des trous dans le chemin, lancent des ordures,
jettent des pierres et des morceaux de fer, cassent des
vitres, immergent les chemins d’eau, y arrêtent les
voitures etc... même si cela est une offense à autrui,
génère un embouteillage de la route, une obstruction de
la circulation, et un danger pour les piétons. Ils ont
oublié ou fait semblant d’oublier la menace et le péché
que cet acte véhiculait.
Aussi, tu ne trouveras pas une personne
voulant le bien pour retirer ces choses nuisibles où une
personne qui cherche à les retirer en prévenant les
responsables du nettoyage.
De même, si jamais on trouvait le long
des grandes voies publiques une ombre sous un arbre, ou
sous un pont, sous lesquelles se reposent les voyageurs,
on verra toujours une personne venir perturber cela en y
laissant des ordures et des saletés, ou en y urinant et
en y faisant ses besoins, ou en y versant de l’huile de
vidange, ou en y sacrifiant des moutons en y laissant
son sang, ses excréments intestinaux et ses os, ou en y
laissant le reste des aliments ou tout autre chose se
trouvant sous ces zones d’ombres qui dérange ceux qui
viennent après eux.
Mais où est, donc, la foi ? Où sont,
donc, le noble caractère et le bon comportement ? Où
est, donc, la crainte d’Allah swt de ces insouciants qui
négligent les inviolabilités, les droits et les
accoudoirs des musulmans ? Quel sera, donc, le sentiment
du musulman lorsqu’on lui barrera la route au visage, ou
lorsqu’on l’encombrera d’ordures ou de boue, ou
lorsqu’on l’encombrera de pierres, de verres, de
canettes et de cartons vides, ou lorsqu’on y creusera
des trous, ou lorsqu’on la polluera avec des impuretés
et des mauvaises odeurs ?
Quel sera, donc, le sentiment du musulman
lorsqu’il sera épuisé par la route du voyage, et
lorsqu’il sera touché par la chaleur du soleil et le
vent chaud ; c’est alors qu’il s’abritera sous une
ombre, et lorsqu’il s’en approchera, la trouve remplie
d’ordures, et de mauvaises odeurs, et découvre une scène
repoussante ? Quelle colère éprouvera t-il ? Aussi, que
prononcera t-il comme invocation à l’encontre de celui
qui a fait cela ? Justement, cette personne méritera
cette invocation pour sa mauvaise action, et son
impolitesse envers les musulmans.
Craignez, donc, Allah swt, ô vous qui
offensez les gens dans leurs passages et leurs aires de
repos ! Cessez votre offense, et respectez les droits de
vos frères, et craignez les invocations des opprimés car
il n’y a entre celles-ci et Allah swt, aucun obstacle.
Parmi les offenses contre les musulmans
sur leurs chemins, est ce que quelques insouciants font,
comme arrêter leurs voitures, l’une à côté de l’autre,
au milieu de la route, pour y discuter et plaisanter.
Aussi, d’autres coupent la route aux piétons, et
exposent les gens au danger. Ceci est une abomination
apparente à rejeter, et celui qui la fait doit être
puni.
Aussi, parmi ces offenses, est ce que
quelques-uns d’entre eux font, comme effrayer les gens,
et les importuner en plaisantant avec les voitures avec
ce qu’ils appellent le rodéo. Ceci est en vérité une
attitude absurde, digne d’un attardé mental, d’un non
civilisé, et d’un ingrat envers les bienfaits. De même,
parmi ces offenses, la brutalité dans la conduite, et
l’inconscience dans la vitesse, et le dérangement des
gens avec le son des klaxons, notamment lorsqu’ils
entendent qu’une équipe sportive a vaincu, selon leur
expression, une autre équipe.
Aussi, parmi les offenses des musulmans
sur leurs chemins, et leur exposition au danger, est le
fait de laisser conduire ceux qui ne maîtrisent pas la
conduite, ou ceux qui ne peuvent pas contrôler leur
véhicule à cause de leur jeune âge. Ceux-là s’exposent,
et exposent les autres au danger. Il faut que les
dirigeants, et les responsables des jeunes leur
interdisent la conduite des voitures, et cela par
miséricorde envers eux, et envers autrui, afin de ne pas
les exposer au danger. Il nous est obligé d’aider les
dirigeants afin de repousser ce danger des musulmans.
De plus, parmi les offenses des
musulmans, le fait de s’asseoir sur les bords des
chemins car celui qui fait cela se tient informé des
affaires personnelles des gens qu’ils ne veulent pas
divulguer. Mais aussi, il regarde ce qui est interdit de
regarder, comme regarder les femmes, ainsi que d’autres
choses interdites dont la plus importante est de ne pas
accomplir son devoir envers les piétons. D’après Abû
Sa’îd Al-Khudry (qu’Allah swt l’agrée) d’après le
Prophète sws a dit : « Prenez
garde au fait de s’asseoir sur (les bords) des chemins »,
ils dirent : « Ô Messager d’Allah! Nous sommes
incapables de nous en dispenser car c’est là que nous
discutons », le Messager d’Allah sws rétorqua
alors : « Si vous y tenez
absolument, alors donner au chemin son droit »,
ils dirent alors : « Ô Messager d’Allah ! Quel est le
droit du chemin ? », Il répondit : « baisser
les regards, empêcher le mal, rendre le salam, ordonner
le bien et interdire le mal ». (Rapporté par
boukhâry et moslim). Ce hadith prouve qu’il est interdit
de s’asseoir sur les bords du chemin à part pour celui
qui donne au chemin ses droits qui sont énoncés dans ce
hadith.
Par contre, celui qui s’assoie comme
spectateur sans accomplir les directives du Prophète
sws, est pécheur. Il faut que les dirigeants
l’interdisent de s’asseoir, notamment ceux d’entre eux
qui font du mal.
Aussi, parmi les offenses des musulmans
sur leur chemin, le fait de transformer les routes en
terrain de football qui est la cause de vacarme et de
rassemblement. Ceci dérange les piétons et les
habitants, et en découlent, peut-être, de multiples
autres offenses.
Aussi, parmi les offenses des musulmans
sur leur chemin, on trouve chez quelques conducteurs de
voiture, le manquement au code de la route, et aux
principes fondamentaux de la conduite comme
l’inconscience dans la vitesse, le non-respect des
bandes routières, passer au feu rouge, ou s’arrêter aux
endroits interdits, ou conduire dans une situation où la
maîtrise recommandée du véhicule est impossible comme en
état de somnolence.
Toutes ces situations exposent la
personne elle-même, et d’autres au danger. Il est
souhaitable donc, de les éviter et d’y prendre garde.
Combien d’accidents découlèrent de ces situations ! Des
accidents où beaucoup d’âmes sacrées s’envolèrent, où
des membres furent paralysés, où des corps s’épuisèrent,
et où des sens furent avariés. Tout cela résulte de la
négligence des conducteurs, ou de leur inconscience, ou
de leur ignorance du code de la route, ou de la faible
considération qu’ils ont pour les âmes humaines.
La responsabilité de ces accidents, et
tout ce qui en découle comme dommages (en biens ou en
vies humaines) est assumée par ces conducteurs, et ceux
qui leur autorisent de conduire alors qu’ils ne
maîtrisent pas la conduite. En effet, les voitures sont
comme les armes destructrices qui ne doivent être
détenues que par ceux qui savent s’en servir, et les
manipuler ; il faut, donc, prendre garde de ne pas jouer
avec cela, ni de prendre cela à la légère.
Ô serviteur d’Allah ! Craignez, donc,
Allah, pour vous-même et pour vos frères, et respectez
les droits des musulmans, et évitez de les offenser et
de leur faire dommage.
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