|
Nous rapportons des Sahîhs de Bukhârî et
Muslim ces propos du prophète sws
transmis par Abû Hurayra : «Que celui
qui croit en Dieu et au Jour du Jugement
dise du bien [des gens] ou qu'il garde
le silence !» Ce hadîth, dont
l'authenticité ne fait aucun doute,
stipule clairement que l'on ne peu
parler que pour dire du bien d'autrui, à
condition toutefois que cela présente
une utilité évidente: si l'on doute de
cette utilité, il convient de garder le
silence. L'imâm al-Shâfi'î - que Dieu
lui fasse miséricorde - a dit: "Si
l'on veut parler, il faut réfléchir
avant de le faire; si l'on est convaincu
de l'utilité de la parole, alors parlons
! Mais si l'on doute de l'utilité des
mots, mieux vaut alors se taire, jusqu'à
ce que la nécessité de la parole
devienne évidente."
Nous rapportons des mêmes ouvrages ces
paroles d'Abû Mûsâ al- Ash'arî : «Je
demandai : Ô Envoyé de Dieu, qui donc
est le meilleur musulman ? Il me
répondit: Celui dont les musulmans n'ont
à redouter ni la langue, ni la main.»
Nous rapportons du Sahîh de Bukhârî ces
propos de l'Envoyé de Dieu sws transmis
par Sahl ibn Sa'd : «Celui
qui me garantit ce qu'il a entre les
mâchoires [c'est-à-dire sa langue] et ce
qu'il a entre les jambes, je l'assure du
Paradis.»
Nous rapportons des Sahîhs de Bukhârî et
de Muslim ces paroles qu'Abû Hurayra a
entendues de l'Envoyé de Dieu sws : «En
vérité, le serviteur peut, sans y
prendre garde, prononcer une parole qui
le fera tomber en Enfer et l'y
précipiter sur une distance supérieure à
celle qui sépare l'Orient de l'Occident».
Dans la version de Bukhârî on trouve: «supérieure
à celle qui nous sépare de l'extrémité
de l'Orient.»
Nous rapportons du Sahîh de Bukhârî ces
propos du Prophète sws qui nous ont été
transmis par Abû Hurayra : «Certes
il arrive au serviteur de prononcer,
sans y prendre garde, un mot qui lui
vaudra l'Agrément d'Allah swt et pour
lequel Allah swt l'élèvera de plusieurs
degrés. Mais le serviteur peut également
laisser échapper par mégarde un mot qui
lui vaudra le Courroux divin et lui
vaudra d'être précipité en Enfer.»
Nous rapportons du «Muwatta'» de Mâlik
et des ouvrages de Tirmidhî et d'ibn
Mâja ces paroles de l'Envoyé de Dieu sws
transmises par Bilât ibn al-Hârith al-Muzanî
: «Certes
l'homme peut prononcer une parole agréée
d'Allah swt sans en mesurer toutes les
conséquences, et pour laquelle Allah swt
lui accordera Son Agrément jusqu'au jour
où il Le rencontrera. Et l'homme peut
également prononcer un mot sans en
mesurer la gravité, et qui lui vaudra le
Courroux divin jusqu'au jour où il Le
rencontrera.» (Tirmidhî
estime ce hadîth fiable/authentique).
Nous rapportons des ouvrages de Tirmidhî,
Nassâ'î et ibn Mâja, ces paroles de
Sufyân ibn 'abd-Allâh : «Je demandai:
Donne-moi, ô Envoyé de Dieu, un conseil
qui me servira de protection. Il me
répondit: Dis: Dieu est mon Seigneur
puis fais montre de rectitude ! - Et que
dois-je craindre le plus, ô Envoyé de
Dieu ? Demandais-je. Il saisit alors sa
langue [entre ses doigts] et me dit :
ceci !» (Tirmidhî estime ce hadîth
fiable/ authentique).
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces
propos de l'Envoyé de Dieu sws transmis
par ibn 'Umar : «Ne parlez pas à
l'excès sans mentionner Dieu, car une
profusion de paroles sans la mention
d'Allah swt endurcit les cœurs.
Or l'homme le plus éloigné d'Allah
swt est celui dont le cœur est
endurci.»
Nous rapportons du même auteur ces
paroles de l'Envoyé de Dieu sws
transmises par abû Hurayra : «
Celui qu'Allah
préserve des méfaits de ce qu'il a entre
ses mâchoires et entre ses jambes
entrera au Paradis.» (Tirmidhî
estime ce hadîth fiable).
Nous rapportons du même auteur ces
paroles de 'Uqba ben 'Amir : « Je
demandai : Ô Envoyé de Dieu, en quoi
consiste le salut ? - Tiens ta langue,
demeure chez toi et pleure sur tes
péchés, me répondit-il.» (Tirmidhî
tient ce hadîth pour fiable).
Nous rapportons du même auteur ces
propos du Prophète sws transmis par abû
Sa'îd al-Khudrî : «Lorsque
s'éveille le fils d'Adam, tous ses
membres mettent en garde sa langue en
ces termes: Crains Dieu afin de nous
préserver! Car nous procédons de toi: si
tu te montres droite, nous le serons
également; mais si tu te montres fourbe,
nous le serons aussi».
Nous rapportons des ouvrages de Tirmidhî
et d'ibn Mâja ces propos du Prophète sws
transmis par umm Habîba : «Toutes
les paroles des fils d'Adam seront
retenues contre eux, à l'exception du
commandement du bien, de l'interdiction
de ce qui est blâmable et de la mention
(dhikr) d'Allah.»
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces
propos de Mu'âdh : «Je demandai : Ô
Envoyé de Dieu, indique-moi une œuvre
qui me fasse gagner le Paradis et
m'éloigne de l'Enfer ! Il me répondit :
Tu m'interroges là sur une chose
considérable; elle est aisée cependant
pour celui auquel Dieu l'aura facilitée.
Tu adoreras Dieu sans rien Lui associer;
tu accompliras la prière; tu
t'acquitteras de l'aumône légale; tu
observeras le jeûne de Ramadân, et tu
feras le pèlerinage à la maison de Dieu.
Puis il ajouta : Ne t'indiquerais-je pas
quelles sont les voies du bien ? Sache
que le jeûne est une protection, que
l'aumône efface le péché comme l'eau
éteint le feu, et qu'enfin il y a la
prière que l'homme accomplit au cœur de
la nuit. Et il récita ces versets : «
Leurs membres
s'écartent de leurs couches... jusqu'à
ce qu'il arrive à ces mots: ...en
récompense de ce qu'ils faisaient.
» [Sourate Luqman 32 :16-17]
Ensuite il reprit : Ne t'informerais-je
pas de l'essentiel de ce message, de son
pilier central, et de son point
culminant ? - Bien sûr, ô Envoyé de
Dieu, répondis-je ! Il reprit:
L'essentiel en est l'Islam; le pilier
central en est la prière, et le point
culminant en est le jihâd. Puis il
poursuivit : Te ferai-je savoir ce qui
soutient tout l'ensembl e? - Bien sûr, ô
Envoyé de Dieu ! Répondis-je à nouveau.
Il saisit alors sa langue [entre ses
doigts] et me dit : Tiens donc celle-ci
! Je lui demandai : Ô Envoyé de Dieu,
nous fera-t-on grief de nos paroles ? -
Malheureux, me dit-il, qu'est-ce qui
précipite les gens dans le feu la tête
la première, si ce n'est ce que leur
langue a récolté ?» (Tirmidhî tient
ce hadîth pour fiable/authentique.)
Nous trouvons également dans l'ouvrage
de Tirmidhî ce hadîth du Prophète sws
transmis par abû Hurayra : «Une
des plus belles vertus islamiques
consiste pour un homme à ne pas se mêler
de ce qui ne le regarde pas.»
(Ce hadîth est tenu pour fiable).
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces
propos du Prophète sws transmis par 'abd-Allâh
ibn 'Amr ibn al 'Ass : «Celui
qui garde le silence est sauvé.»
La chaîne de transmetteurs de ce
hadîth n'est pas sûre, mais je ne l'ai
mentionné que pour le faire savoir, car
il s'agit là d'un hadîth fort connu. Il
n'en reste pas moins vrai que les
hadîths authentiques présentant un sens
analogue sont nombreux. J'en ai
d'ailleurs suffisamment rapporté pour
ceux qui bénéficient de l'Assistance
divine (tawfiq). J'en mentionnerai
d'autres, lorsque je traiterai, si Dieu
le veut, de la médisance (ghîba). Et
c'est Allah swt qui accorde la réussite.
Les traditions rapportées par nos pieux
ancêtres à ce sujet sont elles aussi
nombreuses, et il n'est peut-être pas
nécessaire de les citer, compte tenu de
ce que nous avons précédemment
mentionné. Toutefois nous désirons
attirer l'attention sur quelques vices
qu'il convient tout particulièrement
d'éviter :
On nous a rapporté que lors d'une
rencontre entre Quss ibn Sâ'ida et
Aktham ibn Sayfî, l'un des deux demanda
à son compagnon: «Combien as-tu
trouvé de vices et de défauts chez les
fils d'Adam ? - Ils sont trop nombreux
pour être recensés, répondit l'autre,
mais j'en ai trouvé tout de même huit
mille, que l'usage d'une seule qualité
peut effacer. – Laquelle ? lui demanda
le premier. - Tenir sa langue, lui
répondit-il.»
Nous rapportons ces paroles d'al- Fudayl
ibn 'Iyâd : «Celui qui estime que ses
paroles sont l'une de ses œuvres parle
rarement de ce qui ne le concerne pas.»
De même l'imâm al-Shâfi'î - que Dieu lui
fasse miséricorde - disait à son
disciple al-Rabi' : «Ô Rabî', ne
parle pas de ce qui ne te concerne pas.
Car quand tu parles, les mots te
possèdent mais tu ne les possèdes pas. »
Nous rapportons ces paroles de 'Abd-Allâh
ibn Mas'ûd : «Rien ne mérite
davantage la prison que la langue.»
D'autres ont dit: «La langue est
semblable à une bête féroce : si tu ne
l'enchaînes pas, elle t'agresse.»
Citons également ce passage de la
célèbre «Epître» (Risâla) du maître abû
al-Qâssim al-Qushayrî - que Dieu lui
fasse miséricorde - : "Le silence est
[source de] salut. Il est le principe
[de la parole elle-même]. Savoir garder
le silence au bon moment est un attribut
des hommes accomplis, de même que parler
au moment propice est une des plus
nobles vertus. J'ai entendu ces mots d'abû
' Alî al-Daqqâq : «Celui qui tait la
vérité est un diable muet.» Si les
ascètes préfèrent en général le silence,
c'est parce qu'ils connaissent les
méfaits de la parole et qu'ils savent
aussi le plaisir que l'âme prend à
parler, le désir que l'on a de se faire
connaître sous un aspect flatteur et de
se distinguer de ses pairs par de belles
paroles. Le silence est l'attribut de
ceux qui sont passés maîtres en matière
d'exercices spirituels. Il est une de
leurs règles de base pour le combat
spirituel et l'amélioration de leur
caractère."
Voici quelques vers qui ont été composés
à ce sujet :
Tiens ta langue, ô homme,
Qu'elle ne te pique pas, car elle est un
serpent.
Combien y a-t-il, dans les cimetières,
de victimes de leur langue ?
Dont les plus intrépides redoutaient la
rencontre.
Sache qu'il s'agit là de deux vices très
graves et cependant fort répandus parmi
les hommes, au point que peu d'individus
en sont exempts. Je commencerai donc par
ceux-là afin de mettre les gens en garde
contre leurs méfaits.
La médisance consiste à évoquer de réels
défauts chez un homme, toutes choses
dont il déteste que l'on parle; que ces
défauts soient des défauts corporels, ou
qu'ils aient un rapport avec sa
religion; qu'il s'agisse d'un manque de
revenus matériels ou de vices de l'âme
ou encore d'une tare physique; ou bien
que ces défauts aient trait à son
caractère, ses biens, son père ou ses
enfants, son épouse, son serviteur ou
son esclave, ou même son turban, ou tout
autre vêtement, sa façon de marcher ou
de se déplacer, son caractère etc… Peu
importe que ces remarques soient
adressées verbalement ou par écrit,
d'une manière allusive ou par un clin
d'œil, d'un signe de la main ou de la
tête etc...
Ainsi on peut médire en évoquant les
défauts corporels d'une personne, par
exemple : sa cécité ou encore son
infirmité, ses yeux chassieux, sa
calvitie, sa taille petite ou grande,
son teint mat ou foncé.
On peut médire de quelqu'un en évoquant
sa religion lorsqu'on le traite de
débauché, de voleur, de traître ou
d'oppresseur; lorsqu'on affirme qu'il
est négligent dans sa prière ou laxiste
en matière de purification, ou qu'il est
dépourvu de piété filiale, ou qu'il ne
donne pas l'aumône à ceux qui y ont
droit, ou encore qu'il s'adonne à la
médisance.
S'agissant du quotidien, on peut médire
de quelqu'un en disant de lui par
exemple qu'il est impoli, méprisant à
l'égard des gens, qu'il ne leur
reconnaît aucun droit, ou encore qu'il
parle trop, qu'il est gros mangeur ou
gros dormeur, ou encore qu'il dort aux
moments ou dans des lieux déconseillés.
On peut médire du père de quelqu'un en
le traitant de débauché, d'Indien, de
Nabatéen ou de nègre, de cordonnier, de
marchand de tissus ou de bestiaux, de
menuisier, de forgeron ou de tisserand.
On peut aussi médire également du
caractère de quelqu'un en disant par
exemple qu'il a mauvais caractère, qu'il
est orgueilleux, hypocrite, qu'il fait
les choses à la va-vite, qu'il est
autoritaire, impuissant ou faible,
irréfléchi, renfrogné ou libertin etc...
On peut aussi médire du vêtement de
quelqu'un lorsqu'on dit : Il porte les
manches trop larges, il laisse tramer
ses vêtements, ses vêtements sont sales
etc...
En bref la médisance consiste à parler
de quelqu'un en faisant état d'un des
attributs qu'il déteste. L'imâm abû
Hâmid al-Ghazâlî donne de la médisance
cette définition qui fait, selon lui, le
consensus des musulmans : "parler
d'autrui en des termes qui lui
déplaisent". Nous évoquerons plus
loin le hadîth authentique qui fonde
cette définition.
La calomnie quant à elle, consiste à
rapporter les propos d'une personne à
une autre avec l'intention de semer le
trouble entre elles. Telles sont donc
les définitions respectives de la
médisance et de la calomnie.
Toutes deux sont bien entendu condamnées
et interdites par l'unanimité des
musulmans. Les preuves [scripturaires]
de cet interdit sont multiples, tant
dans le Livre Saint que dans la Sunnah
et dans les ouvrages rapportant le
consensus (ijmâ') de la communauté
musulmane.
Allah swt dit:
Ne dites pas du
mal les uns les autres !
[Sourate Al-Hujurat 49:12]
Et encore :
Malheur à tout calomniateur diffamateur
[Sourate Al-Humazah 104:1]
Et encore:
Au diffamateur
qui répand la calomnie [Sourate
Hud 11:68]
Nous rapportons des Sahîhs de Bukhârî et
Muslim ces propos du Prophète sws
transmis par Hudhayfa : «Jamais
un calomniateur n'entrera au Paradis.»
Nous rapportons des mêmes Sahîhs ce
récit d'ibn' Abbâs : «En passant près
de deux tombes, l'Envoyé de Dieu sws fit
cette réflexion: «Ces deux là subissent
un châtiment et ils n'avaient cependant
pas commis de grands péchés
(c'est-à-dire : selon eux, il ne
s'agissait pas de quelque chose de
grave, ou encore: il leur eut été facile
de s'en abstenir).» Dans la version
de Bukhârî, on trouve cette précision:
«Que non ! Ce sont bien de grands
péchés: l'un d'eux colportait des
calomnies; quant à l'autre, il ne se
cachait pas pour uriner.»
Nous rapportons du Sahîh de Muslim ainsi
que des "Sunans" d'abû Dâwûd, de
Tirmidhî et de Nassâ'î ces propos de
l'Envoyé de Dieu sws transmis par abû
Hurayra : «Savez-vous en quoi
consiste la médisance ? - Dieu et Son
Envoyé le savent mieux que quiconque,
répondit l'assistance. - Elle consiste,
dit le Prophète, à mentionner ton frère
en des termes qui lui déplaisent.
Quelqu'un lui demanda : Et si mon frère
est bien tel que je l'ai décrit, qu'en
dis-tu ? - Si ton frère est tel que tu
l'as décrit, tu as médit de lui, lui
répondit le Prophète, et s'il est
différent de ce que tu en as dit, tu
l'as calomnié.» (Tirmidhi tient ce
hadîth pour fiable/authentique).
Nous trouvons dans les Sahîhs de Bukhâri
et Muslim cet extrait du discours que
prononça l'Envoyé de Dieu sws le Jour du
Sacrifice à Minâ au cours du Pèlerinage
d'Adieu, et qui nous a été transmis par
Abû Bakr : «Votre sang, vos biens et
votre honneur sont sacrés entre vous
comme le sont ce jour, ce pays qui est
le vôtre et ce mois. [Mon Dieu], ai-je
bien transmis [le message] ?»
Nous rapportons des "Sunans" d'abû Dâwûd
et de Tirmidhi ces paroles de 'Aisha :
«[Comme il m'avait demandé mon avis],
je répondis au Prophète sws : Il te
suffit de savoir que Safiyya est petite.
Il me dit alors : Tu as proféré une
parole qui, mélangée à la mer, aurait
suffi à l'empuantir ! Puis je lui parlai
alors d'un autre individu mais il
m'arrêta net : Je n'aime pas parler de
quelqu'un alors que j'ai tant de choses
en cours.» (Tirmidhî estime que
c'est un hadîth fiable/authentique). Ce
hadîth est l'un des principaux hadîths
mettant en garde contre la médisance et
je n'en connais pas d'autre qui la
fustige avec autant de force. Et Allah
swt dit de Son Envoyé:
Il ne prononce
rien sous l'effet de la passion; ce
n'est rien d'autre qu'une révélation
inspirée [Sourate An-Najm
53:3-4] Nous demandons à Allah swt
de nous préserver, dans Sa
Bienveillance et Sa Sollicitude, de tout
ce qui est blâmable.
Nous rapportons des "Sunans" d'abû Dâwûd
ces propos de l'Envoyé de Dieu sws
transmis par Anas : «Lorsque
je fus élevé aux cieux, je passais
devant des gens dotés d'ongles de cuivre
avec lesquels ils se griffaient le
visage et la poitrine. Je demandai : Qui
sont-ils, ô Gabriel ? Il me répondit :
Ce sont ceux qui médisaient (mangeaient
la chair) des gens et portaient atteinte
à leur honneur.»
Nous rapportons des mêmes ouvrages, ces
propos du Prophète sws transmis
par Sa'id ibn Zayd : «Une
des pires formes d'usure consiste à
s'appesantir longuement sur l'honneur
d'un musulman, sans la moindre raison.»
Nous rapportons du livre de Tirmidhi ces
propos de l'Envoyé de Dieu sws
transmis par abû Hurayra : «Le
musulman est un frère pour le musulman;
il ne doit ni le trahir, ni lui mentir,
ni l'abandonner. Tout musulman est sacré
pour un musulman : son honneur, ses
biens et son sang sont sacrés. C'est là
que réside la crainte [de Dieu]. C'est
un méfait suffisant pour un musulman,
que de mépriser un musulman, son frère.»
(Tirmidhî tient ce hadîth pour fiable)
Qu'y a-t-il de plus utile que ce hadîth
? Et c'est Allah swt qui nous accorde la
réussite.
Source Imam al-Nawawy numérisé par Al-Mourabitoune.
|