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Les
preuves dans la sounna du Messager d’Allah
swt.
Les
traditions du Messager d’Allah sws sur
l’obligation de lui obéir, de suivre ses
enseignements et sur l’interdiction de lui
désobéir sont nombreuses. Cette obligation
s’appliquait aux gens de son époque et
s’applique à tous ceux qui viennent après
lui jusqu’au jour de la Résurrection.
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Il
est rapporté dans le deux recueils authentiques de
Al-Bukhârî et de Muslim (Sahîhayn), sur l’autorité d’Abû
Hurayra que le Prophète sws a dit:
Celui qui m’obéit, obéit à Allah. Celui qui me désobéit,
désobéit à Allah. Dans Sahîh Al-Bukhârî, Abû
Hurayra rapporte aussi que le Prophète sws a dit :
Toute ma communauté entrera au
Paradis sauf ceux qui refusent. On lui demanda :
Qui sont ceux qui refusent ? Il dit :
Ceux qui m’obéissent entreront au
Paradis et ceux qui me désobéissent auront refusé.
Ahmad, Abû Dâwûd et Al-Hâkim ont mentionné dans leurs
livres, avec une chaîne de narration authentique, qu’Al-Miqdâm
ibn Ma’dîkarab a rapporté la parole suivante du Messager
d’Allah sws : En vérité, j’ai reçu
le Coran et quelque chose de semblable avec. Une époque
viendra où une personne rassasiée, allongée sur son
divan dira : “ Vous devez suivre ce Coran. Ce
que vous y trouvez de licite, considérez-le comme licite
et ce que vous y trouvez d’illicite, considérez-le comme
illicite ”.
Abû
Dâwûd et Ibn Mâjah ont mentionné, avec une chaîne
authentique, qu’Ibn Abî Rafî’ a rapporté de son père la
parole suivante du Messager d’Allah sws :
Je ne veux pas voir quelqu’un
parmi vous, adossé à son divan dire quand un de mes
ordres ou de mes prohibitions lui parviennent :
“ Nous ne savons pas. Ce que nous trouvons dans le Livre
d’Allah, nous le suivons ”.
Al-Hassan ibn Djâbir a rapporté : « J’ai entendu
Al-Miqdâm ibn Ma’dî Karab dire : “ Le jour de Khaybar,
le Messager d’Allah sws a interdit des choses, puis il a
dit : « Une époque viendra où un homme adossé à son
divan, à qui on rapporte un de mes hadiths, [démentira
ce qu’on lui rapporte de moi et] dira : “ Entre nous et
vous, il y a le Livre d’Allah. Ce que nous y trouvons de
licite, nous le considérons licite et ce que nous y
trouvons d’illicite, nous le considérons illicite ”.
N’est-ce pas que ce que le Prophète d’Allah a interdit
est comme ce qu’Allah a interdit ? »
Les
traditions du Messager d’Allah sws qui prouvent qu’il
exhortait ses Compagnons, à travers son sermon, à
transmettre le message à ceux qui sont absents, sont
nombreuses. Il leur disait : Il se
peut que la personne qui reçoit le message la comprenne
mieux que celui qui l’a entendu directement de sa
source.
Dans
les deux recueils de traditions authentiques (Sahîh) de
Al-Bukhârî et de Muslim, on rapporte que le Prophète sws
s’adressa aux gens à l’occasion du pèlerinage d’adieu,
le jour de ‘Arafat et le jour du Sacrifice (Yawm un-Nahr)
en leur disant : Ceux qui sont
présents ici doivent transmettre le message à ceux qui
sont absents. Il se peut que ceux à qui le message est
transmis le comprenne mieux que ceux qui l’entendent
directement. Si la sounna du Prophète sws
n’avait pas été une preuve pour (ou contre) ceux qui
l’entendent et pour ceux à qui elle parvient et si elle
ne se serait pas conservée jusqu’au jour de la
Résurrection, il ne leur aurait jamais ordonné de la
propager. Ainsi, on sait que le sounna reste une preuve
contre ceux qui l’ont entendu de la bouche du Prophète
sws et contre ceux à qui elle est parvenue à travers des
chaînes de transmission authentiques.
Les
Compagnons du Messager d’Allah ont préservé la sounna -
que ce soit ses paroles ou ses actions - et l’ont
transmise aux Successeurs (Tâbi’în) après eux. Et ces
derniers l’ont transmise à ceux après eux. C’est ainsi
que les savants dignes de confiance l’ont transmise de
génération en génération, de siècle en siècle. Ils l’ont
consignée dans leurs livres et ont distingué
l’authentique de l’inauthentique. Et ils ont institué
des lois et des règles très connues parmi eux par
lesquelles ils ont pu distinguer la sounna authentique
de la sounna de faible authenticité. Les savants se sont
passés de mains en mains les livres de sounna, tels les
deux recueils Sahîh et d’autres. Ils l’ont préservée
d’une façon parfaite comme Allah swt a préservé le Coran
des frivolités, des hérésies et des falsifications,
conformément à Sa Parole : Certes
c’est Nous Qui avons fait descendre le Rappel (le Coran)
et c’est Nous Qui en sommes le gardien.
Sans
aucun doute, la sounna du Messager d’Allah sws est une
inspiration révélée. Allah l’a préservée comme Il a
préservé Son Livre. Pour cela, Allah swt a désigné des
censeurs qui rejettent les falsifications des
falsificateurs et les interprétations des ignorants. Ils
repoussent toute chose que les ignorants, les menteurs
et les hérétiques veulent y apposer, car Allah swt a
fait de la sounna un commentaire de Son Livre et une
explication [détaillée] des lois qui y sont mentionnées,
qui portent une signification générale.
D’autre part, Allah swt a inclus dans la sounna des lois
qui ne sont pas mentionnées dans Son Livre, telles que
les détails des lois de l’allaitement, quelques lois de
l’héritage, la prohibition d’épouser en même temps une
fille et sa tante - maternelle ou paternelle - et
plusieurs autres lois qui ont été mentionnées dans la
sounna et pas dans le Livre d’Allah swt.
Cheikh Abd
El 'Aziz Ibn Baz
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